Google

Google : le géant américain du Net.

Le moteur de recherche mondialement connu grâce à son identité visuelle aux couleurs éclatantes et à ces deux lettres en forme de lunettes « oo », tout le monde aura deviné : c’est Google. Son principe de fonctionnement, qui a fait son succès et nettement concurrencé Altavista et Yahoo – ses prédécesseurs- s’est fondé sur la recherche de deux jeunes étudiants en informatique et mathématique d’origine californienne : Sergeï Brin et Larry Page âgés d’une vingtaine d’années à l’époque. La société privée Google.Inc voit le jour en Septembre 1998. A ses débuts, Google reste en version « bêta » : c’est-à-dire en phase test avant sa mise au point et distribué en quantité limitée pour corriger les derniers défauts. Dès les années 99, Google connaît une ascension considérable et d’importantes sociétés financières d’innovation n’hésitent pas à épauler la société privée Google.inc. Celle-ci prenant de l’ampleur, ses bureaux seront déplacés à Mountain View, dans le comté de Santa Clara, en Californie. En 2000, phase importante pour Google : son internationalisation en dix nouvelles langues (français, allemand, italien, suédois, finnois, espagnol, portugais, hollandais, norvégien et danois). S’en suivront d’autres progressions marquantes : un bureau ouvert à Tokyo, contrats de partenariats, et remaniement hiérarchique. En parallèle à sa politique de développement commercial, Google peaufine ses activités en tenant compte des besoins des utilisateurs (150 millions de recherches par jour partout dans le monde) proposant ainsi divers services avec d’autres caractéristiques : Google Desktop Search, AdWords, nouvelle barre d’outils 2.0, nouveaux services mobiles, Google Pack, Google vidéo, Google Analytics, Google Earth … avec le récent Google chrome. Le géant américain du Net suscite la confiance d’un nombre croissant de sociétés : Kleiner Perkins Caufield & Byers (très prestigieux fonds californien), Sequoia Capital (société américaine de capital risque) font partie de ses investisseurs. La société compte environ 6 800 employés actuellement.

Principe de fonctionnement de Google.

Le facteur clé du succès du moteur de recherche Google se repose essentiellement sur ses principes et ces caractéristiques. La pertinence des résultats et une certaine robustesse aux tentatives de manipulation, font de celui-ci un logiciel jusqu’ici inégalé. Son principe de fonctionnement est le système de classement PageRank, aspect le plus célèbre de l’algorithme qui classe les pages dans les résultats de recherche du moteur de recherche. Le PageRank est un système d’échelle de 0 ou un ranked à 10 qui détermine l’importance d’une page web : plus la page sera intéressante et plus son PageRank sera élevé. Google affiche donc le PageRank dans une barre que connaissent bien les utilisateurs d’internet. Celui-ci est mis à jour tous les mois. De ce principe découlera le phénomène social : « le bombardement Google » ou « Google Bombing ». Le Google Bombing consiste au classement « sauvage » d’un site web sur un mot clé péjoratif. Cette pratique s’est généralisée ces dernières années et n’est possible que grâce au mode d’indexation particulier du moteur de recherche Google. Ainsi donc n’importe qui peut créer un lien en pouvant faire monter un site internet sur une certaine requête, plusieurs sites utilisant le même lien sera pris en compte par Google qui lui accordera encore plus d’importance. Par conséquent, certains liens n’aboutiront pas forcément à une recherche ou voir même n’aboutiront nul part. Google est bien conscient de cette pratique visant à altérer l’intégrité de leur résultats de recherche, mais il n’existe actuellement aucun moyen d’éviter, ni d’inverser cette pratique malveillante. Néanmoins, Google essayera de palier à ces bombardements. La case « j’ai de la chance » entre autre redirige automatiquement l’internaute au premier résultat.

Un succès avec des revers pour Google..

La progression fulgurante de Google a suscité quelques interrogations. Si la compagnie fait face à des attaques de détracteurs, elle doit aussi faire face à des attaques plus ciblées de sociétés utilisant ses services ainsi que certains politiciens notamment concernant l’accord passé entre la Chine et Google. Démarche perverse ou fondée sur des arguments solides, un autre point est néanmoins soulevé et important : le traitement des données personnelles. Une polémique naît autour de la protection de ces données visant deux services principaux : « Google Street View » et « Google Buzz », des paramètres ne seraient pas créés pour la protection de la vie privée des utilisateurs. Ce sont plusieurs autorités européennes qui demandent à Google, en conséquence, de régulariser ces paramètres. Derrière ce traitement de données, apparaît une autre ombre au tableau : le FBI. Google dément fermement avoir collaboré avec le FBI stipulant qu’il n’a pas cédé aux insistances de celui-ci. Il faut dire que les données gigantesques de Google sont pour les agents du FBI une exploitation minière. En sus des procès en cours, Google rencontre quelques échecs avec des logiciels mis en place. Notamment, « Google Wave ». Un service de communication centralisé. Malgré l’idée novatrice, et une version bêta testée par 100.000 utilisateurs, ce logiciel n’a pas trouvé son public, contraignant Google à y mettre fin. Wave s’ajoute à la liste des échecs de Google : Knol, encyclopédie en ligne de Google censée concurrencer l’encyclopédie coopérative libre de contenu du Net : Wikipédia, n’a pas rencontré autant de succès que Facebook, et le mobile Nexus One n’a pas eu l’attrait escompté de la part du public. Les services proposés par ce mobile s’axaient autour de la navigation avec Google maps, l’envoi de courriers via Gmail, et l’écoute des messages non lus par l’intermédiaire de Google voice. Mais, la firme de Mountain View n’est pas ébranlée par ces échecs, et continue dans sa lancée à la recherche de produits et services de plus en plus innovants. Android, une plateforme logistique (système d’exploitation pour mobiles) mise en service après l’échec commercial du Nexus One rencontre un véritable succès. Ce succès est argumenté par le directeur de la firme Eric Schmidt qui , selon des études menées, chiffre à environ 200.000 le nombre de téléphone vendu utilisant ce système.

La stratégie de communication de Google

Google tend à faire de sa société une image de marque s’investissant dans des programmes divers élaborés pour un « monde meilleur ». Cependant, ce n’est pas par matraquage de publicité télé ou presse, sponsoring. Google adopte une technique différente des autres : le bouche à oreille, communiqués de presse et son réseau d’utilisateurs ou développeurs. Google mise sur sa notoriété et les qualités de son outil. Le bouche à oreille est considérable et véhiculé par le grand public. A l’appui, les redoutables communiqués de presse de Google auxquels personne ne peut y échapper et dont la fréquence est au minimum semainière. Principe futé car Google s’est pertinemment que ceux-ci vont être repris par les médias web et économiques. De même, Google semble être le moyen de communication le plus fiable pour ses concurrents forcés d’utiliser ses outils pour s’assurer une bonne couverture média. Sans arborer de techniques propres de communication, Google utilise adroitement tous les autres moyens à sa portée. Le Net, son univers, où se côtoient utilisateurs et développeurs entre autre. En élaborant un service dédié aux développeurs, Google instaure alors une publicité considérable d’autant plus gratuite. Du côté des utilisateurs, Google a joué la carte «communauté de fans ». Un service payant où utilisateurs invétérés, spécialistes ou critiques agissent par l’intermédiaire de questions ou commentaires sur Google. Evidemment lus par le grand public. Un conditionnement volontaire donnant l’impression qu’hormis Google aucun autre logiciel n’est susceptible d’apporter LA réponse à la recherche d’informations sur le Net. La communication écrasante de Google en ferait presque oublier certain logiciel existant et aussi performant tel que : Aol.fr Google ne craint pas outre mesure la lassitude chez ses utilisateurs. En effet, celle-ci semble ne pas encore avoir pointée son nez.

Les projets de Google.

Le géant américain du Net annonce un relooking mais aussi d’autres projets d’envergure. Si celui-ci a associé sa politique commerciale et marketing au développement durable ou énergie renouvelable, il se penche sur la création de trois nouveaux services : un moteur de recherche, une amélioration de l’interface de Google, et de nouvelles fonctionnalités de recherche. Le moteur de recherche aura pour intérêt principal la correspondance entre les préférences des utilisateurs et les résultats de leur recherche. Ces résultats seront transmis par e-mail. Des liens seront inclus sur les pages d’accueil et les résultats de recherche permettant à l’internaute d’être directement relié aux autres services de Google. Au niveau des nouvelles fonctionnalités de recherche, celles-ci auront pour objectif l’utilisation d’une numérotation (numrank) afin de rendre possible à l’internaute une recherche chiffrée (par exemple : lecteurs DVD entre 250 et 350 euros) Ils peuvent contrôler le degré de personnalisation de leurs résultats et voient ainsi leurs résultats changer dynamiquement. Entre autre, Google apporte son soutien financier auprès du projet « digital humanities » lié aux études menées sur l’utilisation de Google Books (un mini logiciel permettant de télécharger des livres sous format PDF). Bien que l’usage par l’homme de la technologie soit toujours plus important que la technologie elle-même, cette dernière influe fortement sur la première en obligeant à des représentations arbitraires de l’information, des interfaces orientées et des choix fonctionnels sujets à question : les enjeux et verrous qu’il suppose quant à la qualité de l’information, le maintien collaboratif des ontologies et la mutualisation des infrastructures. Ces études s’orientent sur la question à savoir si ce projet est réalisable et souhaitable. Autre point de mire de Google : le tourisme avec l’acquisition de la Société Ita Software, éditeur de logiciel dédié aux agences de voyage et au tourisme sur internet. Une acquisition s’élevant à 700 millions de dollars. Google proposerait donc de nouveaux services en ligne autour du tourisme.

Google : un empire mondial ?

Par son avance des technologies sur ses poursuivants, Google se bâtit un véritable empire, entraînant projets et acquisitions développant et dotant son réseau de nouvelles infrastructures et possibilités. En visant le marché de la téléphonie, Google démontre sa soif d’innovation. Malgré des « obstacles » non vaincus (entre autre l’emprise sur les réseaux sociaux), l’hégémonie de Google continue de s’affirmer. Une omniprésence menaçante pour certains : Google ferait-il peur ? La force et l’envergure de Google font de lui un réel géant. Il a étendu une fois de plus son domaine d’action, et poursuit ses efforts de promotion et d’innovation. Sa position de leader des moteurs de recherches se confirme : il détrône l’un de ses principaux concurrents : Yahoo (Google détient 82.3% des parts de marché). Google semble être pris dans le cercle vicieux de l’économie : l’araignée est prise dans sa propre toile sans pour autant négliger toutes les possibilités de grappiller de nouvelles parts de marché aux dépends de tous ses concurrents : les objectifs de croissance que se fixent Google sont régulièrement atteints. Google s’attaque à un terrain glissant : celui de l’information, entraînant avec lui sur ce marché les politiciens. Néanmoins, aucune procédure n’a été entamée en regard de la législation de l’information dans certains pays. Une interrogation plane à savoir si Google détient véritablement l’immixtion politique au niveau mondial. Sachant que Google récolte un nombre considérable de données et que l’utilisation réelle de celles-ci est méconnue du public, Google fait transparaître pour l’instant une certaine intégrité. Son « empire » s’est bâti sur un choix : le progrès et la liberté.

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